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1- DEFINITION : Rêver
- c’est désirer fortement une chose qu’on n’a pas,
- combler une frustration, un manque.
BREF
Rêver, c’est partir à la conquête de l’idéal et même de l’absolu
A partir de ces définitions, nous pouvons donc qualifier le rêve de désir, d’émotion poussant quelqu’un à la conquête d’un objet dont il se sent frustré et/ou à la reconquête d’un objet dont il se sent dépossédé.
Le rêve exige donc du temps, du temps organisé séquencé, hiérarchisé’ géré rationnellement avec méthode, stratégie, une identification claire de cibles et des moyens disponibles et efficaces.
2- ANALYSE
Pourquoi suis-je amené à parler de rêves d’Afrique, de rêves pour une Afrique d’aujourd’hui et de demain ?
Ma Réponse est simple et se veut intellectuellement objective
Je considère que de tous les Continents de notre planète terre c’est le continent Africain qui cumule à lui tout seul les plus bas scores du développement humain que ce soit au niveau des individus qu’à celui des Etats.
L’Afrique est le plus pauvre, le plus marginalisé dans presque tous les domaines de la vie des individus, des communautés des pays que ce soit dans le domaine du savoir, dans celui de la création, dans celui de la production artistique, dans le domaine de la sécurité et même dans le domaine de la sécurité et de l’autonomie alimentaires
L’Afrique est tenue à l’écart dans la gestion des affaires du monde y compris dans la gestion des celles qui la concernent directement mettant en jeu ses intérêts vitaux.
L’Afrique est marginalisée sans le commerce international, où elle est réduite à la seule exportation de minérais à l’état brut et à celle de produits agricoles on transformés.
3- SYNTHESE
A travers cette litanie de frustrations et de douleurs spécifiques, nous percevons confusément dès à présent les cibles qui peuvent constituer les rêves d’un Africain amoureux de son continent d’origine, des rêves pour aujourd’hui et des rêves pour demain. Ces cibles moi je les regroupe dans un triptyque que j’appelle
MON TRIANGLE D’OR ONIRIQUE DONT LES 3 ANGLES SONT :
Exister, Créer, Participer.
Exister c’est Affirmer sa présence dans le temps et dans l’espace. C’est être connu et reconnu comme maillon nécessaire, voire indispensable de la chaîne et des chaînes de l’humanité. C’est aussi respecter scrupuleusement ses devoirs éthiques et légaux envers les individus, les communautés, les Etats, la Communauté Internationale et en retour exiger le respect de ses droits inaliénables par ceux-ci.
Créer : C’est Apprendre, connaître, transformer , inventer et transmettre.
Participer : c’est être toujours et partout au rendez-vous osmotique du monde celui du « donner » et du « recevoir » en réciprocité. C’est pouvoir ou devoir agir en toute responsabilité dans toutes les affaires qui concernent la paix dans le monde,
Les Rêves d’Afrique tels que je viens de les exposer sont-ils réalistes ?
A mon avis oui mais sous certaines conditions :
QUI SONT
- OPTIMISER LES ATOUTS
- MINIMISER VOIRE NEUTRALISER LES HANDICAPS
Les Atouts :
L’Afrique est un Continent très vaste sur le plan géographique : 30,37 millions de kms carrés. Elle bordée par 2 Grands Océans l’Atlantique et l’Océan Indien ainsi que par une très grande mer au Nord, la mer Méditerranée qui historiquement fut un grand lieu de création et d’échanges civilisationnels pour le monde.
L’Afrique possède par ailleurs un sous-sol extrêmement riche et convoité, une population de 1 milliard 30 millions d’habitants dont les 2 tiers ont moins de 30 ans, des terres arables en très grandes quantités et de nombreux cours d’eau.
Les Handicaps
Une culture ancienne qui a de la peine à se rénover, à se réinventer surtout en matière de l’organisation rationnelle du temps et de l’espace. La conséquence visible et désastreuse de cette lenteur du temps et de la culture de sa consommation souvent immédiate, nu, non travaillé et non intégré dans un processus prospectif bien construit est la gestion chaotique de l’ensemble des éléments qui concourent à l’équilibre des sociétés, au contrôle du turn-over nécessaire des ressources, des institutions politiques, bref à la préparation de l’avenir. Il s’en suit une pauvreté endémique chez une très grande partie des populations africaines, pauvreté qui cohabite généralement avec une opulence scandaleuse chez les classes dirigeantes et leurs familles minoritaires dans les pays, opulence qui est le fruit de la corruption et des détournements des deniers publics. Les autres méfaits de cette situation et non des moindres sont le grand désespoir chez les jeunes qui se droguent, se suicident ou optent pour la roulette russe qu’est l’émigration vers l’Europe. On n’oubliera pas non plus les guerres tribales sans fin, les violences urbaines, la culture de la dépendance vis à vis de l’étranger.
Un autre élément majeur hybride dont nous avons de grandes peines à prendre conscience du coté potentiellement néfaste est la démographie Africaine qui peut être un très grand atout si nous savons la gérer, la réguler, la contrôler par la technique de l’accordéon. En effet, le fossé de plus en plus grand qui se creuse entre notre croissance démographique galopante et notre fausse croissance économique (J’ose dire que ce que nous avons l’habitude d’appeler « croissance économique » en Afrique est pour moi souvent une fausse croissance atone non fondée sur la création de valeurs ajoutées. Cette fausse croissance je la dénomme « La Croissance Chéloïde Africaine » du fait de sa nature de boursoufflure éphémère molle sans une véritable connexion positive avec un vrai développement. Elle est fondée sur une économie extravertie de cueillette et de ramassage de matières premières exportées sans transformation avec toutes les valeurs ajoutées potentielles qui s’y rattachent et qui ne profiteront qu’aux importateurs) est un handicap majeur porteur de tous les dangers, ceux-là mêmes qui peuvent briser nos rêves africains dans la mesure où il crée chaque année des surplus de naissances qui ne pourront jamais entrer un processus dynamique de développement humain incluant une formation, un emploi et la fondation d’une famille stable et heureuse. Ce surplus représente en grande partie aujourd’hui les flots de jeunes Africains souvent manipulés par des réseaux criminels qui les rançonnent et les envoient mourir dans le désert du Sahara, dans l’Atlantique et dans la Méditerranée. Il est aussi responsable en grande partie des violences urbaines que nous observons de plus en plus en Afrique comme les « microbes » d’Abidjan. Certains sont recrutés par les réseaux terroristes comme en Somalie et dans le Sahel. Demain ces « microbes » affamés, marginalisés, drogués et de plis en plis violents vont proliférer à grande échelle dans toutes les grandes villes Africaines et rendront la vie des ménages, des entreprises et des Etats tellement difficile voire impossible qu’ils vont décourager les investisseurs à risquer leur argent en Afrique.
4- Les Solutions
- Recréer ou tout au moins Rénover l’Afrique en démantelant la Balkanisation géographique et psychologique paralysante issue de la Conférence de Berlin.
- Recréer une Afrique dynamique qui s’aime, a envie d’autonomie, d’auto valorisation capable de s’ouvrir sans complexe aux autres. Une Afrique qui intègre de plus en plus dans sa vision du monde un ordre rationnel, l’existence de la notion de rapports de forces, le refus du béquillage, du paternalisme et de la maternisation.
Signé Frédéric Atsou Galley
Acatharsis
