Regarde ces arbres complètement nus et dépouillés de leurs oriflammes orgueilleuses. Leurs squelettes bossus nous renvoient à nos vanités et à nos espérances des riens et des tous éternels cycliques. La vie et la mort de la balançoire de l’alpha et l’oméga. Vanité des vanités de ce qui se cache avec tant de ténacité et qui en rien s’expose dans toute sa nudité insignifiante, la chair qui quitte les os dont les cliquetis rythment les bourdonnements des vers et les grognements des rats qui se disputent les morceaux. Eh bien ! dans ce brouhaha de putréfaction se préparent des jaillissements nouveaux à partir des récupérations des matériaux libérés. De nouveaux châteaux vont sortir de cette terre froide et illumineront plus tard de leurs beautés colorées ce monde construit sur la dualité ambiguë de l’absence et de la présence.
Frédéric Atsou Galley
Lille le 27 Février 2025
Acatharsis
